Catégories: DANSE, Ballet Teatro - Rafael Aguilar, Cloud Gate Dance, John Neumeier & H. Ballet, Mariinsky Ballet (Kirov), Nacho Duato & C.N. Danza, Nederlands Dans theater

par Maxime Ohayon Email

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Carmen Flamenco
Ballet Teatro Espanol
Rafael Aguilar, chorégraphie

Ballet Teatro Español et ses remarquables nouveaux danseurs présentent Carmen Flamenco, une magistrale pièce de théâtre dansé de Rafael Aguilar.

« Deux cents costumes, des dizaines de danseurs : c'est du grand spectacle, mais maîtrisé, fignolé, chacun danse, chante, joue avec l'air de croire à ce qu'il fait ; même les petits rôles sont parfaitement justes…. Le spectacle oscille entre symbolisme et réalisme, rêve et psychanalyse. On se croit dans un détail d'un tableau surréaliste de Dali. » Dominique Frétard, Le Monde

Jusqu’à sa mort en mars 1995, Rafael Aguilar était considéré comme l’un des plus importants chorégraphes d’Espagne. Avec Carmen Flamenco, il livre sa vision toute personnelle du personnage emblématique inventé par les Français Mérimée et Bizet : une Carmen insoumise, provocante et arrogante, dont l'innocence trop tôt perdue l’amène à se révolter contre les normes sociales, et à utiliser son instinct comme sa seule loi. Sa mise à mort est inéluctable, la société ne pardonnant pas à la belle gitane d’avoir usé de sa beauté diabolique pour soumettre les hommes puissants.

Du grand spectacle  : les grands airs de Georges Bizet sont « cités », mêlés à des chants populaires ou des flamencos, aux guitares, aux palmas… Les scènes d’amour ne manquent pas d’audace, les scènes de combat sont plus vraies que nature…. Décors surréalistes, 35 danseurs, chanteurs et musiciens sur scène. Pas de temps mort dans cette Carmen Flamenco pleine de légèreté, de volupté et d'érotisme aussi. On ne s’ennuie pas !

Depuis sa création en avril 1992 à Tokyo, Carmen Flamenco a triomphé sur les plus grandes scènes du monde : au Palais des sports de Paris, au Théâtre du Bolchoï à Moscou, au Staatsoper de Hambourg, au Teatro Olimpico à Rome, à l’Alte Oper de Francfort,  au Théâtre Ronacher de Vienne, pour n’en citer que quelques-uns.

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Manuela Aguilar, Danseuse (....-1998)
Danseuse étoile de la compagnie Vincente Escudero, Manuela Aguilar s’est produite sur les plus grandes scènes européennes, avant de fonder, avec son mari, Rafael Aguilar, la compagnie « Manolita y Rafael » qui deviendra plus tard le « Ballet Teatro Espanol ».
Carmen Salinas, Chorégraphe
Depuis 1999, Carmen Salinas préside aux destinées du Ballet Teatro Espanol.

©Maxime-Ohayon.com



Carmen Flamenco
Ballet Teatro Espanol
Rafael Aguilar, chorégraphie

14 – 19 janvier 2003
au Festspielhaus de Baden-Baden

Informations et Réservations :
ticket hotline : 00 49 72 21 – 30 13 101
www.festspielhaus.de
www.bb-promotion.com

par Maxime Ohayon Email

Jiri Kylian, Hans Van Manen et Ohad Naharin

trois chorégraphes de légende dont les noms se confondent avec l’histoire du NDT

Le NDT et JIRI KYLIAN

Créé en 1959 autour de Benjamin Harkarvy, le NDT se consacre aussitôt à l’exploration de nouvelles formes de danse, expérimentant sans cesse techniques et idées nouvelles. Avec Benjamin Harkarvy et Hans Van Manen (chorégraphes en résidence), la compagnie fait la part belle à l’invention artistique et suscite l’admiration et la reconnaissance. Dans les années 60, le NDT est considéré comme la compagnie de danse la plus novatrice et la plus intéressante d’Europe. Harkarvy et Van Manen quittent la compagnie au début des années 70. Jiri Kylian, chorégraphe invité en 1973, est associé deux ans plus tard à la direction artistique (avec Hans Knill), puis devient le directeur du NDT en 1978, il n’a alors que trente ans. Sous sa direction, la compagnie progresse constamment et acquiert une aura internationale.
Né à Prague en 1947, Kylian est l’un des chorégraphes les plus inventifs de sa génération. Il a créé une soixantaine de chorégraphies pour le NDT. Jiry Kylian a quitté le NDT en juin 1999, mais il reste néanmoins chorégraphe et conseiller artistique de la compagnie

HANS VAN MANEN

Il débute sa carrière en 1951 au sein du Sonia Gaskell’s Ballet Recital. En 1952, il entre dans le Nederlands Opera Ballet, où il crée son premier Ballet Feesrgeritcht. Il rejoint ensuite la compagnie Roland Petit et commence à travailler avec le Nederlands Dans Theater en 1960, comme danseur, puis comme chorégraphe, et de 1961 à 1971, comme directeur artistique. En 1973, il est nommé chorégraphe/metteur en scène au Het Nationale Ballet Amsterdam. En 1988, il renoue avec le NDT comme chorégraphe en résidence. Il a créé plus de cinquante chorégraphies pour cette compagnie.
Hans Van Manen est également photographe et on peut admirer ses œuvres dans le monde entier.

OHAD NAHARIN

Né en Israël, Ohad Naharin a débuté son apprentissage de la danse au sein de la prestigieuse Batsheva Dance Company. Puis il se perfectionne à NYC à la Julliard School. Après s’être produit sur scène avec les plus grandes compagnies d’Europe et des USA, il fait ses débuts chorégraphiques en 1980. Dix ans plus tard, il est nommé directeur artistique de la Batsheva Dance Company. Depuis 1987, Il travaille régulièrement avec le NDT. Plusieurs de ses pièces sont désormais inscrites au répertoire de la troupe néerlandaise : physiquement superbe, musicalement naturel, sensualité, sensibilité, hardiesse sont quelques-uns des termes qui caractérisent le travail de Naharin. « Si vous pouviez tenir les danses de Ohad Naharin dans la main, vous sentiriez leur douceur. Pensez à une pierre polie, elle ressemble à un morceau de sculpture secrète, mais lancez-là et elle devient une arme. »
Deborah Jowitt, Village Voice

par Maxime Ohayon Email

Béjart Ballet Lausanne

Un homme, une oeuvre, une compagnie…
Trente-neuf danseurs de 15 nationalités différentes, pour donner vie aux chorégraphies de Maurice Béjart. Une compagnie qui fait le tour du monde, surprend, émeut et séduit les publics les plus divers

Ballet Gala

Jeudi 24 janvier, 20 h
Tango, Juan y Teresa, Elton-Berg, Prélude à l’après-midi d’un faune, Sept danses grecques

Le Presbytère

Samedi 26 janvier, 20 h – Dimanche 27 janvier, 19 h

Ballet Gala

Jeudi 24 janvier, 20 h

Cinq superbes programmes, particulièrement dansants, où tous les solistes du Béjart Ballet Lausanne pourront briller. Des chorégraphies que l'on découvrira ou redécouvrira avec le même bonheur.

Tango
Suite de sept danses empruntées qui à Notre Faust, qui à Che, Quijote y bandoneon.

Juan y Teresa
Musique: musique espagnole traditionnelle.

Un duo d'ombres et de lumières.
Deux vagabonds, naïfs et rusés, "Picaros", comme les nommait la littérature espagnole au Siècle d'Or, se prennent pour Saint-Jean de la Croix et Sainte-Thérèse d'Avila. Comme la "Madre Fundadora" et son amour mystique, ils partent "dans la nuit obscure" vers "le château de l'Ame".

Elton-Berg
Musique: Alban Berg, Elton John
Sorte d'exercice de style consistant à faire danser le même trio sur deux musiques différentes signées Elton John et... Alban Berg.

Prélude à l’après midi d’un faune.
Musique: Claude Debussy

"Quand le sommeil d'un faune est hanté par l'image d'une Nymphe"

Sept danses grecques, 1983
Musique: Mikis Theodorakis

"Ce que nous nommons le "folklore" (pour ma part, je préfère la formule arts traditionnels) est toujours difficile d'accès et presque insaisissable et le fait d'appartenir ou non à la tradition de la culture en question n'est pas, ni avantage, ni handicap, car nos civilisations nous ont tellement éloignés de l'esprit traditionnel qu'il nous est difficile de concevoir le processus mental ayant donné naissance à cet art dans un passé souvent lointain. Dans le cas de la danse, les reconstitutions archéologiques ou populaires ont toujours un côté guindé et lamentable. On oscille entre le musée et le music-hall, l'ennui et le frelaté. Pour ces "danses grecques", j'ai cherché à limiter au maximum les emprunts à des "pas" authentiquement grecs. Certaines danses en contiennent deux ou trois; d'autres pas du tout et ce sont certainement les plus réussies, les plus grecques ! Trouver un style de danse qui évoque un parfum, une couleur tout en restant, à la base, de la danse classique, de la danse contemporaine telles que nous les pratiquons au Béjart Ballet Lausanne …"

Le Presbytère n'a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat  (Ballet for Life) 

Samedi 26 janvier, 20 h – Dimanche 27 janvier, 19 h

Cette fête de la jeunesse et de la vie traite pourtant, de manière détournée, de la maladie et de la mort. En filigrane apparaissent les hautes figures disparues de son danseur Jorge Donn et de Freddie Mercury, le leader du groupe Queen, dont Béjart utilise les chansons. En janvier 1997, la première parisienne de ce spectacle est encore rehaussée par la participation de rock stars live. Au final, en effet, le rideau se lève sur John Deacon, Brian May et Roger Taylor de Queen, ainsi que sur Elton John qui entonne Show must go on, sous les acclamations d'un public ébahi.


Le Béjart Ballet Lausanne

reste l'instrument privilégié d'un des chorégraphes les plus fertiles de ce siècle. Cette compagnie est une PME de 80 salariés assurant quelque 120 représentations chaque année. Ses 34 danseurs confirment chaque jour que la technique classique traduit les aspirations et les interrogations de l'époque, que cette ouverture au monde, à l'écart des sentiers battus, peut susciter l'intérêt des plus larges publics.

Maurice Béjart

naît à Marseille, le 1er janvier 1927. Danseur, puis chorégraphe, il débute à Paris. En 1960, il crée à Bruxelles le Ballet du XXe siècle. Un quart de siècle plus tard, il déplace sa compagnie à Lausanne (Béjart Ballet Lausanne). Ses racines, il les plante là où il travaille. Maurice Béjart a également publié plusieurs livres (roman, souvenirs, journal intime, pièce de théâtre). En 1994, Maurice Béjart
est élu membre libre à l'Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France.


Béjart Ballet Lausanne
24 - 27 janvier 2002

Location : 00 49 72 21 / 30 13-101

John Neumeier, le Chopin de la danse

par Maxime Ohayon Email

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Depuis 1973, John Neumeier est directeur et chorégraphe du Ballet de l'Opéra de Hambourg. Né en 1942 à Milwaukee (Wisconsin/USA), John Neumeier étudie la danse classique dans sa ville natale avec Sybil Shearer (disciple de Doris Humphrey), puis à l'Université de Marquette (Wisconsin), où il obtient son diplôme de Bachelier en Arts, Littérature et Théâtre.

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par Maxime Ohayon Email

Bolero,
Ballet Teatro Espagnol
Rafael Aguilar, chorégraphie

Feux d’artifice Flamenco
Avec Bolero, le Ballet Teatro Espanol présente une sélection de trois chefs-d’œuvre chorégraphiques du légendaire Rafael Aguilar : El Rango - Bolero - Suite Flamenca

EL RANGO

Ballet dramatique basé sur la nouvelle « La maison de Bernarda Alba » de Federico Garcia Lorca.

Musique Chants Grégoriens et Guitare Flamenco
Chorégraphie Rafael Aguilar
Costumes Manuela Aguilar
Durée 17 minutes

El Rango est une commande d’Antonio Gades.
Le spectacle fut présenté pour la première fois au Festival de Spoleto.
Rafael Aguilar a écrit deux ballets basés sur les œuvres de l’écrivain espagnol Federico Garcia Lorca : El Rango (1979) et Yerma (1988).

El Rango suit le fil de la nouvelle dramatique de Garcia Lorca « La maison de Bernarda Alba », publiée en 1936 : avec ses deux filles, une mère retourne dans sa maison, après les funérailles de son mari. Elle soumet la plus jeune de ses filles à une autorité répressive. Celle-ci se révolte en adoptant une attitude provocatrice, vivant pleinement ses désirs érotiques, et s’enivrant de danse toutes les nuits. La confrontation entre rébellion et matriarcat se terminera tragiquement.

BOLERO

La vision toute sensuelle du Flamenco de Rafael Aguilar , posée sur la fameuse partition du compositeur français Maurice Ravel.

Musique Maurice Ravel
Chorégraphie Rafael Aguilar
Costumes Manuela Aguilar
Durée 17 minutes

" En utilisant le langage et le rythme du Flamenco, j'offre une interprétation très personnelle de cette pièce, si riche en sensualité, profondément ancrée dans la conscience espagnole. " - Rafael Aguilar

Rafael Aguilar a créé son Bolero en 1987, au Festival della Versiliana, en Italie, à l'occasion du 50ème anniversaire de la disparition de Maurice Ravel.
Le Bolero est une variation du Fandango et il est à rapprocher étroitement du Cachucha. Traditionnellement, c'est une danse solo accompagnée de chants et rythmée par des castagnettes.
Maurice Ravel s'est intéressé au ballet vers 1909, lorsqu'il commença à fréquenter à Paris le directeur des Ballets Russes, Sergueï Diaghilev. A la demande de ce dernier, Ravel composa ce qu’il appela une Symphonie chorégraphique, Daphnis et Chloé. La création eut lieu au Châtelet le 8 juin 1912, dans une mise en scène de Fokine, avec Nijinsky et Karsavina dans les rôles principaux.
En 1927, Ida Rubinstein, une ancienne danseuse étoile de Diaghilev, demande à Ravel d’orchestrer Iberia d’Albeniz, pour un ballet espagnol. Un autre musicien ayant également entrepris ce travail, Ravel décide alors de composer une œuvre nouvelle et choisit un Bolero. Une fois encore la danse et l’Espagne se trouvent réunies. La création eut lieu à l'Opéra de Paris, en novembre 1928, dans une chorégraphie de Bronislava Nijinska. Ce ballet, qui mettait en scène quelques 18 danseurs se languissant pour l'étoile Ida Rubinstein se pâmant sur le long comptoir d'un bar, devint immédiatement un succès et n'a jamais cessé depuis d'être remonter encore et encore.
Bolero est l’une des pages les plus célèbres de la littérature orchestrale du 20ème siècle, et sans aucun doute la plus célèbre des pièces de Ravel. Avec une amère ironie, Ravel dit à propos de cette partition : « Je n'ai écrit qu'un seul chef-d'œuvre, le Bolero, malheureusement il ne contient pas de musique ». On connaît la suite, au concert comme au théâtre, Bolero défie le temps.
Le Bolero de Ravel consiste en un long et progressif crescendo d’un thème unique. Cette expérience musicale s’inspire du Bolero espagnol du 18ème siècle, dont le rythme se répète jusqu’à l’obsession, jusqu’à la frénésie, comme dans La Valse et n’a, trois siècles après, toujours rien perdu de sa fascination.


SUITE FLAMENCA

Une anthologie des divers styles de danse espagnole, avec chants et musiques traditionnels, par des musiciens flamenco de premier plan.

Musique Flamenco populaire
Chorégraphie Rafael Aguilar
Costumes Manuela Aguilar
Durée 60 minutes

Suite Flamenca est une série de 7 danses Flamenco : Alegrias, Siguiriyas, Peteneras, Bilerias, Farrucas, Finale.

Durant de nombreuses années, Rafael Aguilar étudia les origines - obscures - du Flamenco et ses multiples influences arabes, juives et indiennes. Cette Suite est une sorte d'anthologie du Flamenco. Durant ce spectacle, la troupe présente les quatre éléments essentiels du Flamenco : danse, chanson, guitare flamenco et jaleo (claquement des doigts et des mains).

Fondamentalement lyrique, le Flamenco peut adopter des tons très divers (élégiaque, religieux, joyeux...). Il existe diverses classifications des formes du flamenco, les plus courantes sont :
- le cante jondo, ou chant profond, inspiré, passionné, dépressif, où se sont concentrés les apports les plus anciens du flamenco, et qui prend volontiers une forme incantatoire (siguiriyas, soleares, etc.),
- le cante chico, ou petit chant, gai et léger, coloré, extravagant (alegrías, fandanguillos, sevillanas, etc.).

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Danseuse étoile de la compagnie Vincente Escudero, Manuela Aguilar s’est produite sur les plus grandes scènes européennes, avant de fonder, avec son mari, Rafael Aguilar, la compagnie « Manolita y Rafael » qui deviendra plus tard le « Ballet Teatro Espanol ».
Carmen Salinas, Chorégraphe
Depuis 1999, elle préside aux destinées du Ballet Teatro Espanol.

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Ballet Teatro Espanol de Rafael Aguilar

par Maxime Ohayon Email

Le Ballet Teatro de Rafael Aguilar représente à la perfection l’âme de la danse espagnole.

Les jeunes danseurs de la troupe ont enchanté des dizaines de milliers de spectateurs à travers le monde. Le Ballet Teatro Espanol est d’ores et déjà considéré comme le légitime successeur du légendaire ensemble d’Antonio Gades.

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Rafael Aguilar, Chorégraphe (1926-1995)

par Maxime Ohayon Email

Rafael Aguilar

Chorégraphe, fondateur et directeur de la compagnie « Ballet Teatro Espanol »

Il a commencé la danse classique à la Sadler’s Wells Ballet à Londres, devenue depuis la prestigieuse Royal Ballet. De retour à Madrid, il se consacre à l’art du ballet classique et collabore avec Leonide Massine, John Taras et Antonio Gades. Il rejoint également la fameuse compagnie Mariemma avec laquelle il tourne en Italie, il danse alors dans différentes productions à la Scala et au Théâtre San Carlo de Naples.
La contribution de Rafael Aguilar à la redécouverte du Flamenco est essentielle. Ses chorégraphies novatrices permirent de remettre le Flamenco au programme des scènes internationales.
Parmi les travaux qui ont marqué ses débuts, citons : Macama Jonda, pièce arabo-andalouse, Rango, une version Flamenco du roman de Federico Garcia Lorca, « La Maison de Bernarda Alba », Amor y eternidad inspiré par les écrits philosophiques de l’auteur espagnol Miquel de Unamuno, « Les sentiments tragiques de la vie », sur une musique de Maurice Ohana, Llanto avec des paroles de Vicente Aleixandre et une musique de Luis de Pablo. Il chorégraphia également des pièces pour le Ballet National d’Espagne avec Manuel Vargas, et réalisa la chorégraphie de la comédie musicale Mata Hari.

Les grandes étapes des dix dernières années de sa vie

1986 : sa pièce Diquela de la Alhambra est créée à Venise.
1987 : Bolero, en hommage au compositeur Ravel, créé au Festival della Versiliana, reçoit le prix du « Meilleur Chorégraphe de l’année. ». Cette œuvre fut dansée plus de 250 fois rien qu’en Italie.
1988 : Yerma, d’après la tragédie de l’écrivain Garcia Lorca, créé au Festival de Otono à Madrid. Pièce unanimement acclamée comme la plus innovante production théâtrale de flamenco de tous les temps. La même année, il chorégraphie la méga-production de Carmen à Paris-Bercy qui rassemble plus de 600 danseurs. Il règle les danses de la comédie musicale Matador à Chicago, ce qui lui vaut de recevoir le prestigieux Jefferson Award du « Meilleur Chorégraphe de l’année ».
1990 : au Festival International de Danse à Cannes, Yerma fait un triomphe et la presse enthousiaste qualifie l’oeuvre d’authentique chef-d’œuvre. Cette production est ensuite présentée un peu partout en France, en Italie, en Autriche et à Londres.
1991 : il reçoit un Oliver Award de la « Meilleur Chorégraphie » pour Matador.
1992 : son spectacle Carmen Flamenco est présenté à Tokyo, une production qui fit frissonner de plaisir plus d’un spectateur en France et dans différents pays européens.
1995 : dernière apparition publique de Rafael Aguilar, lors d’une représentation de Bolero à Madrid. Il meurt des suites d’une longue maladie, laissant derrière lui un héritage artistique d’une inhabituelle sensibilité.

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