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Berlioz : Benvenuto Cellini

par Maxime Ohayon Email

Berlioz : Benvenuto Cellini
Opéra comique en deux actes
Livret de Léon de Wailly et de Henri Auguste Barbier
Version concertante


Chœurs et Orchestre du Mariinsky-Theater de Saint-Pétersbourg
Direction musicale : Valery Gergiev

Benvenuto Cellini

Dans cet opéra, Berlioz, qui a 35 ans, s'attaque au mythe de l'artiste marginal, mais sûr de sa propre valeur. Il fait de l’artiste, le sculpteur italien, Benvenuto Cellini, un héros indomptable et libre qui finit par vaincre l'incompréhension, la jalousie et la médiocrité. Cellini, c'est Berlioz lui-même, dont le génie ne fut jamais consacré par ses pairs.
Ce thème a marqué le travail du compositeur français, qui a tenté de réaliser pendant la première moitié du 19ème siècle, la synthèse entre drame et symphonie.
C'est Valery Gergiev, magicien du son, qui dirigera avec charme et charisme la représentation de cet opéra sans décors ni costumes, mais pleine d'esprit et de tension.

Berlioz et Baden-Baden

Le souvenir du compositeur français habite la ville de Baden-Baden. Il s'y rendait régulièrement pour s'y reposer et surtout pour y travailler : en 1853, et de 1856 à 1863, il fut le directeur artistique du Festival d'Eté de Baden-Baden, engageant des artistes qu'il faisait venir de Strasbourg, Karlsruhe et Mannheim.
Son dernier ouvrage, Béatrice & Benedict, lui fut commandé pour l'inauguration du Théâtre municipal de la ville de Baden-Baden, où il fut créé sous sa direction, le 9 août 1862.
Berlioz initia la redécouverte de Giovanni Pergolesi en programmant, en 1863, à Baden-Baden, La Serva Padrona (La Servante Maîtresse). La maladie l'obligea à renoncer à la direction du Festival.

©maxime-ohayon.com



Berlioz : Benvenuto Cellini
Opéra comique en deux actes
Livret de Léon de Wailly et de Henri Auguste Barbier
Version concertante

Direction musicale : Valery Gergiev

Pape Clément VII, basse - Gennady Bezzubenkov
Balducci, trésorier papal, basse - Sergei Alexashkin
Teresa, sa fille, soprano - Anna Netrebko
Benvenuto Cellini, orfèvre, ténor - Giuseppe Sabbatini
Fieramosca - Nikolai Gassiev
Ascanio, son apprenti, mezzo-soprano - Ekaterina Semenchak

Chœurs et Orchestre du Mariinsky-Theater de Saint-Pétersbourg

En français surtitré en allemand


Festival Opéra Mariinsky 2000
27 juillet 2000, 19h

Prokofiev : L'Ange de Feu

par Maxime Ohayon Email


Prokofiev : L'Ange de Feu
Opéra en cinq actes et sept tableaux
Livret de Sergueï Prokofiev (1891-1953), d’après le roman de Valéry Briusoff


Direction musicale : Valery Gergiev
Mise en scène : David Freeman

L’Ange de Feu : le chef-d’œuvre de Prokofiev dans le domaine de l’opéra

Dès l'âge de huit ans, Prokofiev fut emmené par ses parents au Théâtre de Moscou. Le spectacle le fascina. Il écrivit une demi-douzaine d'opéras avant d'avoir fini ses études. L'un d'entre eux, Maddalena, écrit en 1911 alors qu'il n'avait que vingt ans, faillit même être joué. Prokofiev commença l'écriture de L'Ange de Feu en 1920, à Chicago, où il supervisait la création de L'Amour des 3 oranges. En 1922, il se retira en Allemagne à Ettal, près d'Oberammergau, pendant dix-huit mois, pour se consacrer de façon presque obsessionnelle à l'écriture de cet ouvrage qui fut finalement accepté par Bruno Walter, pour Berlin, en 1926, mais ne fut jamais joué sur scène.

Entre temps, Prokofiev en avait utilisé une partie pour sa 3ème Symphonie. L'oeuvre fut égarée et on oublia même son existence jusqu'au jour où on la retrouva à Paris, après la mort de son auteur. Elle fut d'abord donnée en version de concert au Théâtre des Champs Elysées, à Paris, en novembre 1954. Créé sur scène un an plus tard, le 14 septembre 1955, à Venise.
L'Ange de Feu est un psychodrame mystique. L'action se situe en Allemagne, surtout à Cologne, au 16ème siècle. Renata est hantée par les visions d'un ange, et la passion qu'elle éprouve pour lui devient obsessionnelle. Elle le considère comme le bien absolu et personne d'autre ne compte pour elle. La musique décrit admirablement la neurasthénie. Cet opéra au sujet fortement romantique, est l'oeuvre scénique la plus impressionnante de Prokofiev, et c'est musicalement une composition d'avant-garde du 20ème siècle, une composition phare de la modernité russe.

A propos de la production

Le rôle très important de Renata, qui intervient presque en permanence sur scène, sera interprété par Mlada Khudolei, une jeune chanteuse qui s'est fait remarquer sur la scène du Mariinsky-Theater dans des rôles de Wagner et Verdi.
David Freeman a mis en scène pour l'English National Opera des oeuvres aussi diverses que l'Orfeo de Monteverdi et Akhnaton de Philippe Glass. Sa mise en scène de L’Ange de Feu est spectaculaire, pleine d'effets fantastiques qui donnent corps aux visions mystiques de Renata.

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Prokofiev : L'Ange de Feu
Opéra en cinq actes et sept tableaux
Livret de Sergueï Prokofiev (1891-1953), d’après le roman de Valéry Briusoff
Création Mondiale: 15 September 1955, La Fenice, Venise

Direction musicale : Valery Gergiev
Mise en scène : David Freeman
Décors & Costumes : David Roger

avec

Renata, soprano - Mlada Khudolei
Ruprecht, Chevalier, baryton - Valery Alexeev
Inquisitor - Vladimir Vaneev

Chœurs et Orchestre du Mariinsky-Theater de Saint-Pétersbourg

En russe surtitré en allemand


Festival Opéra Mariinsky 2000
28 juillet, 19h

Verdi : Don Carlo

par Maxime Ohayon Email

Verdi : Don Carlo
Opéra en quatre actes, version Milan 1884
Livret de François J. P. Méry et de Camille Du Locle
D'après la pièce du même nom de Friedrich von Schiller


Direction musicale, Gianandrea Noseda
Mise en scène, Yuri Alexandrov

Un opéra à la française écrit par un Italien à partir d'une pièce d'un auteur allemand sur un sujet espagnol... tel est le Don Carlo de Verdi.

La commande de Don Carlos émane d’Emile Perrin, directeur de l'Opéra de Paris. L'idée était de composer un grand opéra pour 1867, année d’une exposition universelle qui devait consacrer les réussites du Second Empire. Le livret français, adapté avec beaucoup de liberté de la pièce du même nom de Schiller, sera confié à Joseph Méry et Camille du Locle. Verdi, qui parle un français correct, suivra de très près l'élaboration du texte. L'énorme partition de Don Carlos, cinq actes et un ballet, sera écrite en un an. En dépit de ses impressionnantes qualités musicales, Don Carlos n'obtint à Paris qu'un succès d'estime.

En 1872, Don Carlos est joué à Naples en version italienne. La pièce subit un grand remaniement pour sa création milanaise de 1884. Don Carlos, devenu Don Carlo, se voit réduit à quatre actes (suppression de l’acte I) et la moitié de la partition subit d'importantes transformations. C’est cette version qui reste la plus fréquemment exécutée.

De toutes les oeuvres de Verdi, Don Carlo est peut-être la plus touchante. Cet opéra est magnifique sur presque tous les plans. On y trouve le plus grand rôle pour basse écrit par Verdi et l'un des plus grands rôles vocaux pour mezzo-soprano. Don Carlo reste le meilleur exemple de Grand opéra français.

A propos de la production…

Les somptueux costumes et les décors grandioses de Yuri Alexandrov illustrent ce drame où les conflits sont mis à vif : l'Espagne catholique contre la Flandre protestante, l'Église contre l'État, Elisabeth contre Eboli, Filippo contre Carlo.
Des solistes d'exception serviront cette partition. Vassily Gerello (Rodrigo) fait partie du Mariinsky depuis 1990. Il a triomphé à travers le monde dans les plus importants rôles de baryton de Mozart, Verdi et Tchaikovsky. Avec son imposante voix de basse, Vladimir Vaneev (Fillippo II) s'est produit dans toutes les grandes maisons d’opéra d'Europe. Le pupitre est confié au jeune chef italien Gianandrea Noseda.

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Verdi : Don Carlo
Opéra en quatre actes, version Milan 1884
Livret de François J. P. Méry et de Camille Du Locle
Création Mondiale : 11 mars 1867, Opéra de Paris

Direction musicale : Gianandrea Noseda
Mise en scène : Yuri Alexandrov
Décors : Teimuraz Murvanidze
Costumes : Tanya Noginova
Lumières : Vladimir Lukasevitch

avec

Don Carlo, héritier du Trône d’Espagne, ténor - Giuseppe Giacomini
Filippo II, Roi d’Espagne, basse - Vladimir Vaneev
Rodrigo, Marquis de Posa, baryton - Vassily Gerello
Elisabetta di Valois, Reine d’Espagne, soprano - Olga Guriakova
Il Grande Inquisitore, basse - Sergei Alexashkin

Chœurs et Orchestre du Mariinsky-Theater de Saint-Pétersbourg

En italien surtitré en allemand


Festival Opéra Mariinsky 2000
23 juillet 2000, 19h

Mozart : Don Giovanni

par Maxime Ohayon Email


Mozart : Don Giovanni
Dramma giocoso en deux actes
Livret de Lorenzo Da Ponte
Création à Prague, le 29 octobre 1787


Direction musicale, Valery Gergiev
Mise en scène, Johannes Schaaf


« Pour moi, Don Giovanni est le meilleur opéra qui ait jamais été écrit »
Piotr Ilitch Tchaïkovski

Don Giovanni ou le débauché puni

Avec cette comédie musicale de cape et d'épée, Mozart et son plus célèbre librettiste, Lorenzo da Ponte, ont réussi un chef-d'oeuvre de l'histoire de la musique. Don Giovanni est un modèle d'intelligence dramatique, il figure l'affrontement de l'amour, de la liberté et de la mort. Pendant des années, Don Giovanni a été, sinon l'opéra le plus populaire, du moins le plus apprécié. Il doit probablement une partie de son succès au mélange quasi unique de comique irrésistible et de sérieux tragique, au rythme de l'action musicale et dramatique, et bien sûr à la qualité de la musique. L'autre facteur décisif de sa popularité est la fascinante figure de Don Giovanni, libertin et blasphémateur.

A la suite du succès remporté par Figaro à Prague, le théâtre national de la ville commanda Don Giovanni à Mozart, afin de célébrer la venue de l'archiduchesse Maria Teresa de Toscane, nièce de l'Empereur Joseph II. Mais la troupe n'était pas prête, et le travail de Mozart resta inachevé. Don Giovanni sera finalement créé le 29 octobre 1787. L'accueil du public fut enthousiaste. Trois semaines plus tard, Mozart rentra à Vienne et l'Empereur Joseph le nomma musicien de la chambre impériale et royale. Beaucoup d’histoires ont circulé au sujet de la première représentation de Don Giovanni, mais peu d'entres elles sont vraisemblables. Nous savons qu'il a tenu à diriger lui-même la mise en scène de Don Giovanni à Prague, et qu'il a en partie improvisé le final sur le plateau pendant les répétitions.
Et Tchaïkovski de conclure : « J'aime à tel point la musique de Don juan qu'elle me donne envie de pleurer d’attendrissement et d'émotion, il m'est impossible d'en parler calmement. »

A propos de la production…
La mise en scène a été confiée à Johannes Schaaf, qui s'applique à mettre en avant quelques grands symboles : Mort, Amour, Sexualité. La scène est dépouillée, les intentions sont soulignées par les gestes clairs et précis des acteurs, et par des effets de lumière particuliers. Johannes Schaaf est un metteur en scène très expérimenté qui excelle aussi bien au théâtre qu'au cinéma. Il a notamment réalisé l'adaptation cinématographique du roman Momo, de Michael Ende. A l'opéra, ses mises en scène novatrices lui ont valu une renommée internationale. La première de cette nouvelle mise en scène a été donnée fin 99, au Mariinsky-Theater de Saint-Pétersbourg.
Johannes Schaaf poursuit sa collaboration avec Valery Gergiev : ils viennent de réaliser ensemble L'Or du Rhin, de Wagner.

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Mozart, Don Giovanni
Dramma giocoso en deux actes
Livret de Lorenzo Da Ponte
Présenté pour la première fois à Prague, le 29 octobre 1787

Direction musicale, Valery Gergiev
Mise en scène, Johannes Schaaf
Décors & Costumes, Ralph Koltai
Lumières, Paul Pyant

avec

Commandeur, basse - Vladimir Vaneev, Fedor Kuznetsov
Donna Anna, sa fille, soprano - Irina Djoeva, Olga Guriakova
Don Ottavio, fiancé de Donna Anna, ténor - Daniil Shtoda, Evgeny Akimov
Don Giovanni, jeune noble, baryton - Evgeny Nikitin, Evgeny Ulianov
Leporello, son valet, basse - Sergei Alexashkin, Ildar Abdrazakov
Donna Elvira, dame de Burgos, soprano - Tatiana Pavlovskaia
Zerlina, paysanne, soprano - Irina Mataeva
Masetto, fiancé de Zerlina, baryton - Mikhail Petrenko

Chœurs et Orchestre du Mariinsky-Theater de Saint-Pétersbourg

En italien surtitré en allemand
L’action se déroule à Séville, au 17ème siècle.


Festival Opéra Mariinsky 2000
21 & 26 juillet 2000

Los Angeles Opera présente sa Tétralogie de Wagner

par Maxime Ohayon Email

Mai 2010. Après 10 années de gestation et une facture de 32 millions de dollars - je vous laisse faire le calcul en euros - l’Opéra de Los Angeles est enfin prêt à montrer son gros bébé au monde entier.

Wagner's Ring in L.A
Conçu par le metteur-en-scène et peintre allemand, Achim Freyer, ces quelques 17 heures de musique cinglantes et d’imageries extravagantes seront données à partir du 29 mai, trois cycles complets se succéderont jusqu’au 27 juin. Une mise en scène fascinante, d’une incroyable inventivité, faisant appel aux effets spéciaux les plus spectaculaires : Combinaison visuelle unique d’effets numériques hautement technologiques et d’effets traditionnels obtenus avec cordes et poulies. Comme Brecht dont il a été l’élève et l’assistant, Freyer raconte le mythe des dieux et demi-dieux, le destin des héros, des nains et des géants sous la forme d’une foire aux pantomimes. Les personnages avides et cupides de Wagner, transformés en gigantesques marionnettes et poupées de carton pâte, deviennent plus vrais que nature… Un concept provocateur mais ô combien singulier et unique en son genre, une véritable œuvre d’art.
Et comme aucun Ring n’arrive sur scène sans son lot de controverses et polémiques, cette production ne fera pas exception. La transposition d’Achim Freyer a déjà produit une saine agitation dans le petit monde des wagnériens.

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Picker - "An American Tragedy" Opera de Tobias Picker - Reprise à Santa Monica, CA

par Maxime Ohayon Email

Mai 2010.

L'opéra de Tobias Picker, “An American Tragedy”, repris les 8 & 9 Mai 2010 par le SMC Opera Theater à Santa Monica, Californie. James Martin est au pupitre à la tête du SMC Symphony Orchestra.
Commissionné par le Metropolitan Opera de NYC, An American Tragedy est basé sur le roman du même nom de l’écrivain américain Theodore Dreiser, publié en 1925. L'opéra a été créé le 2 décembre 2005 à NYC au Met.

Santa Monica College Opera Theater presents

Thérèse Raquin Repris à NYC

par Maxime Ohayon Email

Après avoir été montré à Dallas, San Diego, Montréal et Londres, Thérèse Raquin, Opéra en deux actes de Tobias Picker, arrive à NYC du 16 au 25 Février 2007, six représentations exceptionnelles au Dicapo Opera Theatre.
Inspiré du célèbre roman d’Émile Zola, "Thérèse Raquin" fut le troisième grand ouvrage lyrique du compositeur new yorkais Tobias Picker, sur un livret de Gene Scheer.

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