Soile Isokoski & Bo Skovhus

par Maxime Ohayon Email

Soile Isokoski, soprano
Bo Skovhus, baryton
Marita Viitasalo, piano


Das italienische Liederbuch : chants italiens de Hugo Wolf (1860 – 1903)

Soile Isokoski & Bo Skovhus : Deux voix venues du Nord

Soile Isokoski, dont le prénom signifie « la lumière du nord », est née en Finlande. Après ses études à l'Académie Sibelius à Helsinki, elle y débute en concert en 1986. Soile Isokoski a su se bâtir, en peu d'années, une carrière qui l'amène sur toutes les grandes scènes d'Europe : la Scala de Milan, l'Opéra National de Hambourg, l'Opéra de Cologne, les Opéras nationaux de Berlin et Munich, Vienne et Paris. En outre, elle se produit régulièrement aux festivals de Salzbourg, Savonlinna et Edimbourg. Elle donne régulièrement des récitals avec la pianiste Marita Viitasalo. Ensemble, elle se produisent, entre autres, à Londres, Paris, Amsterdam, Munich, Rome, Athènes, Vienne, Moscou, Saint-Pétersbourg et Strasbourg. Elles ont enregistré des Lieder de compositeurs scandinaves, ainsi que de Schubert et Schumann. A l'Opéra Bastille, Soile Isokoski s'affichait récemment aux côtés de Bo Skovhus, dans Mozart : elle Donna Elvira, lui Don Giovanni.

Bo Skovhus est un baryton danois. Depuis ses débuts très remarqués dans Don Giovanni à l'Opéra de Vienne, en décembre 1988, il a acquis une renommée internationale fulgurante et fait actuellement partie des interprètes les plus demandés dans son répertoire. Parallèlement à son activité de soliste d'opéra et de concert, il consacre une partie de son temps à l'interprétation du Lied avec bonheur et succès. Il est invité à se produire en récital dans toutes les grandes métropoles de l'art lyrique.

Das italienische Liederbuch de Hugo Wolf (1860-1902),
Composée entre 1890 et 1896 Poèmes anonymes italiens, traduits par Paul Heyse (1830–1914)

"Das italienische Liederbuch, est probablement la plus originale et la plus consommée, sur le plan artistique, de toutes mes œuvres", dira Hugo Wolf.

Ce recueil de Lieder est une collection de chefs-d'œuvre comprenant des chants d'amour ardents, désespérés, ironiques, malicieux, jaloux et parfois adorateurs et extraordinairement tendres ; quelquefois, toute l'émotion du chant change au dernier mot. Ces Lieder sont remarquables par leur bonheur d'invention, leur beauté limpide, leur raffinement technique et leur délicate sensibilité.

Puisée par Wolf dans l'anthologie de rispetti toscans et de vilotte vénitiennes d'origine populaire, tous anonymes, produits et publiés par Paul Heyse en 1860, voici une poésie exclusivement centrée sur l'adresse amoureuse. L'aimée est plus belle que la cathédrale d'Orvieto, la plus grande fontaine de Viterbe et la cathédrale de Sienne.

Presque également distribués entre hommes (quinze Lieder) et femmes (dix-neuf), ces tableaux des intermittences du cœur montrent des comportements très typés. A la femme, jeune, souvent vive, malicieuse, sont attribués les piques, les sautes d'humeur, les « scènes ». Pratiquant l'amour souvent comme un jeu, si elle se sent éprise, elle mettra son amoureux à l'épreuve. Ses déclarations d'amour sont des actes de reddition sans condition, dans un climat d'abandon parfois religieux. A l'homme, les Lieder baignés dans la paix de la contemplation de l'être aimé.

D'après Dictionnaire de la mélodie et du Lied, de Brigitte François-Sappey et Gilles Cantagrel,
Editions Fayard, Collection Les Indispensables de la Musique

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Festival de Pentecôte Herbert von Karajan 2000
18 juin, 19h