Rafael Aguilar, Chorégraphe (1926-1995)
par Maxime Ohayon
Rafael Aguilar
Chorégraphe, fondateur et directeur de la compagnie « Ballet Teatro Espanol »
Il a commencé la danse classique à la Sadler’s Wells Ballet à Londres, devenue depuis la prestigieuse Royal Ballet. De retour à Madrid, il se consacre à l’art du ballet classique et collabore avec Leonide Massine, John Taras et Antonio Gades. Il rejoint également la fameuse compagnie Mariemma avec laquelle il tourne en Italie, il danse alors dans différentes productions à la Scala et au Théâtre San Carlo de Naples.
La contribution de Rafael Aguilar à la redécouverte du Flamenco est essentielle. Ses chorégraphies novatrices permirent de remettre le Flamenco au programme des scènes internationales.
Parmi les travaux qui ont marqué ses débuts, citons : Macama Jonda, pièce arabo-andalouse, Rango, une version Flamenco du roman de Federico Garcia Lorca, « La Maison de Bernarda Alba », Amor y eternidad inspiré par les écrits philosophiques de l’auteur espagnol Miquel de Unamuno, « Les sentiments tragiques de la vie », sur une musique de Maurice Ohana, Llanto avec des paroles de Vicente Aleixandre et une musique de Luis de Pablo. Il chorégraphia également des pièces pour le Ballet National d’Espagne avec Manuel Vargas, et réalisa la chorégraphie de la comédie musicale Mata Hari.
Les grandes étapes des dix dernières années de sa vie
1986 : sa pièce Diquela de la Alhambra est créée à Venise.
1987 : Bolero, en hommage au compositeur Ravel, créé au Festival della Versiliana, reçoit le prix du « Meilleur Chorégraphe de l’année. ». Cette œuvre fut dansée plus de 250 fois rien qu’en Italie.
1988 : Yerma, d’après la tragédie de l’écrivain Garcia Lorca, créé au Festival de Otono à Madrid. Pièce unanimement acclamée comme la plus innovante production théâtrale de flamenco de tous les temps. La même année, il chorégraphie la méga-production de Carmen à Paris-Bercy qui rassemble plus de 600 danseurs. Il règle les danses de la comédie musicale Matador à Chicago, ce qui lui vaut de recevoir le prestigieux Jefferson Award du « Meilleur Chorégraphe de l’année ».
1990 : au Festival International de Danse à Cannes, Yerma fait un triomphe et la presse enthousiaste qualifie l’oeuvre d’authentique chef-d’œuvre. Cette production est ensuite présentée un peu partout en France, en Italie, en Autriche et à Londres.
1991 : il reçoit un Oliver Award de la « Meilleur Chorégraphie » pour Matador.
1992 : son spectacle Carmen Flamenco est présenté à Tokyo, une production qui fit frissonner de plaisir plus d’un spectateur en France et dans différents pays européens.
1995 : dernière apparition publique de Rafael Aguilar, lors d’une représentation de Bolero à Madrid. Il meurt des suites d’une longue maladie, laissant derrière lui un héritage artistique d’une inhabituelle sensibilité.
©Maxime-Ohayon.com






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