Kent Nagano, Arcadi Volodos et le Boléro de Ravel

par Maxime Ohayon Email

Deutsches Symphonie-Orchester Berlin
Kent Nagano, direction musicale
Arcadi Volodos, piano


Serge Prokofiev : Concerto pour piano et orchestre N° 2 en sol mineur, Op. 16. « Roméo et Juliette », Suite de Ballet Op. 64
Maurice Ravel : Boléro

Au programme de cette soirée, l’un des plus grands « tubes » de la musique symphonique : le Boléro de Maurice Ravel, aussi mystérieux qu’immortel.

Maurice Ravel

Également au menu de ce concert : les incomparables Suites de ballet Roméo & Juliette de Prokofiev ainsi que le plus achevé de ses concertos pour piano et orchestre, le Concerto n°2 en sol mineur qu’interprétera le colosse Arcadi Volodos, sous la baguette de Kent Nagano. Avec une telle affiche, il est fort à parier que ce concert va se faire à guichets fermés.

Kent Nagano est l’un des fidèles amis du Festspielhaus de Baden-Baden. C’est déjà sa troisième participation au Festival de Pentecôte : « Ces concerts à Baden-Baden sont, en quelque sorte, pour l’orchestre et pour moi une fête. Le Festival de Pentecôte correspond à peu près à la fin de notre saison de concert, nous terminons ainsi solennellement une étape et regardons en même temps vers l’avenir. C’est pourquoi nous nous sentons si bien au Fest-spielhaus. ».
Kent Nagano, qui se sépare lentement de Berlin pour de nouvelles aventures à Munich, termine sa saison par une série de concerts avec l’une des légendes du piano russe, Arcadi Volodos. Il exécutera le Concerto n°2 de Prokofiev, partition d’une très riche expressivité qui impose à l’exécutant une perfor-mance à la limite des possibilités physiques.
Le Boléro de Ravel et le Concerto n°2 de Prokofiev comptent parmi les œuvres les plus puissantes du répertoire, leurs envergures - le poids massif des percussions pour l’un, le déchaînement des cuivres pour l’autre – demandent à être pénétrées avec grande intelligence et dans une ambiance adéquate pour faire de cet assemblage de sons un chef-d’œuvre de force et de finesse. Et la salle du Festspielhaus est particulièrement appropriée à ce genre d’oeuvres, le chef Kent Nagano affirme : « L’acoustique de la salle est grandiose, elle est tout simplement impressionnante. Et cela fait très plaisir de jouer pour le public du Festspielhaus, il est exigeant, cultivé et a une grande expérience du concert. ».

©Maxime-Ohayon.com


Festival de Pentecôte Herbert von Karajan 2004
31 mai, 20h