Boris BEREZOVSKY & ORCH NATIONAL DE RUSSIE

par Maxime Ohayon Email

Boris BEREZOVSKY, Piano
Paavo BERGLUND, Direction
ORCHESTRE NATIONAL DE RUSSIE


Beethoven : Leonore III, Ouverture en Ut majeur. Concerto pour piano et Orchestre N° 4 en sol majeur. Symphonie N° 7, en la majeur Op. 92

L'irrésistible Boris

Avec l’Orchestre National de Russie, Boris Berezovsky exprimera sa souveraine aisance dans le concerto pour piano n° 4 en sol majeur de Beethoven, un chef-d’œuvre de la littérature du piano concertant et du piano tout court. Jamais l’instrument n’avait paru si libre, comme affranchi de toute contrainte formelle.

En 1988, Boris Berezovsky n’a que 19 ans, quand il se produit en récital au mythique Wigmor Hall de Londres. A l’issue de la représentation, le Times écrit : « Un artiste aux promesses exceptionnelles, un interprète d’une éblouissante virtuosité et d’une formidable puissance ». Deux ans plus tard, les promesses se réalisent, et le jeune Berezovsky décroche la Médaille d’Or au concours Tchaïkovski. Depuis, il a joué en soliste avec les orchestres les plus prestigieux et les plus grands chefs - Philharmonia avec Leonard Slatkin, le New York Philharmonic avec Kurt Masur, l’Orchestre National de la Radio Danoise avec Leif Segerstam, le Radio-Symphonique de Francfort avec Dimitri Kitaenko, l’Orchestre de Philadelphie et Wolfgang Sawallisch, le Concertgebouw...

Beethoven non stop

L’œuvre de Beethoven est au cœur du Festival, et en particulier durant cette journée du samedi 18 mai, qui montrera les différents visages de sa production instrumentale : sonates pour piano, balayées le matin par les ahurissants doigts de Mikhaïl Pletnev. Ouverture, concerto et symphonie le soir, avec Boris Berezovsky et l’Orchestre National de Russie.

Créé en 1989 par le pianiste virtuose Mikhaïl Pletnev, l’Orchestre National de Russie fut la première entité musicale à être totalement indépendante du pouvoir central, depuis la révolution de 1917. Rapidement, l’ONR acquiert une réputation internationale. Il fut le premier orchestre russe à jouer au Vatican pour le pape Jean-Paul II, et en 1991, le premier orchestre russe à tourner en Israël. L’ensemble a, depuis, été invité aux États-Unis, au Japon et en Europe. Partout, il est accueilli comme l’ambassadeur du renouveau musical russe. En septembre 1999, Mikhaïl Pletnev a cédé sa place de directeur musical à un autre virtuose russe, le violoniste Valdimir Spivakov.

Sous la direction du Finlandais Paavo Berglund, l’ONR exécutera également, lors de cette soirée, la plus rythmique de toutes les symphonies beethovéniennes : la Symphonie n° 7 en la majeur, partition publiée en 1816, et que Wagner baptisa - à tort - « Apothéose de la danse ». Et aussi l’ouverture dite Leonore III - titre que le compositeur voulait pour son opéra, avant de finalement opter pour celui de Fidelio – ouverture, certes, mais dont l’ampleur et le style symphoniques assurent l’autonomie.

©Maxime-Ohayon.com


Festival de Pentecôte Herbert von Karajan 2002
18 mai, 20h