Archives pour: Octobre 2004
Le Festspielhaus de Baden-Baden
par Maxime Ohayon

Le Festspielhaus de Baden-Baden, une belle machinerie conçue pour l’Opéra du 21ème siècle
Le 8 février 1998, le Festspielhaus sort de terre après deux années de travaux. Le 18 avril 1998, Valery Gergiev et le World Orchestra for Peace inaugure la scène de la deuxième plus grande salle de concerts d’Europe par la taille, après l’Opéra Bastille. L’imposant édifice est une symbiose parfaite entre l’ancien et le moderne, un véritable trait d’union entre la Belle Époque et l’avant-garde architecturale : le Palais des Festivals de Baden-Baden est en effet installé dans une ancienne gare du 19ème siècle, à laquelle l’architecte Wilhelm Holzbauer a imaginé d’adosser un cube résolument moderne de béton, de verre et d’acier.
Le Festspielhaus bénéficie de tous les apports techniques modernes et répond aux plus hautes exigences de qualité, tant pour la préparation des spectacles par les artistes et les techniciens que pour leurs représentations devant le public.
La grande salle, dont la capacité peut varier de 1 000 à 2 500 places sur 6 niveaux, est conçue pour accueillir tous les arts : concert symphonique, grand opéra, création contemporaine, musique de chambre, danse classique ou moderne, comédie musicale… Son système acoustique, très performant, permet en effet de séparer l’orchestre des balcons pour créer une atmosphère plus intime, appropriée à la musique de chambre par exemple, ou au contraire de développer une capacité maximum pour l’ensemble de la musique et des voix d’un grand opéra lyrique.
La scène, large de 21 mètres et haute de 10 mètres, est dotée des derniers perfectionnements techniques. Elle accepte les mises en scène les plus osées et les plus compliquées.
Et maintenant, entrez au Festspielhaus… Traversez les portes historiques de l’ancienne gare, levez les yeux au plafond pour admirer les fresques allégoriques, puis pénétrez dans le grand hall et laissez-vous surprendre par l’harmonie et la beauté du lieu : lignes claires et brillantes, parois longues et effilées… Parcourez les espaces, voyez ce qu’est le Palais des Festivals de Baden-Baden.
Site Web : www.festspielhaus.de
©Maxime-Ohayon.com
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Le Monde 12/06/2003 : À Baden- Baden, un festival fier de sa gestion privée
• ARTICLE DE MARIE-AUDE ROUX PARU DANS L'EDITION DU 12 Juin 2003
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Liberation 04/09/2000 : BADEN-BADEN redevient un classique
• ARTICLE DE ERIC DAHAN PARU DANS L'EDITION DU 4 SEPTEMBRE 2000
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New York Theater Wire 1999: Successful Second Season in Baden-Baden
• By Glenn Loney, Editor of the New York Theater; released in 1999
After an almost disastrous initial season, the Baden-Baden International Festival has made an astounding comeback—in only a matter of months. .
New York Times 09/06/2002: MUSIC; In a Spa Town, Music Gets Serious
• By Anne Midgette published in June 9th 2002
The Festspielhaus, five years old, happens to be the second-largest house in Europe, with a capacity of 2,650, and offers superb acoustics. (The largest is the Opéra Bastille in Paris.) It also has something it credibly claims no other theater in Germany has: a development department, which is directly based on New York models.
John Neumeier, le Chopin de la danse
par Maxime Ohayon
Depuis 1973, John Neumeier est directeur et chorégraphe du Ballet de l'Opéra de Hambourg. Né en 1942 à Milwaukee (Wisconsin, USA), John Neumeier étudie la danse classique dans sa ville natale avec Sybil Shearer (disciple de Doris Humphrey), puis à l'Université de Marquette (Wisconsin), où il obtient son diplôme de Bachelier en Arts, Littérature et Théâtre.
Passant par Copenhague, il travaille avec Véra Volkova, puis va suivre les cours de la Royal Ballet School de Londres. C'est là que Marcia Haydée et Ray Barra le "découvrent" en 1963, et le recommandent à John Cranko qui lui propose aussitôt un engagement au Ballet de Stuttgart, où il est promu soliste. C'est au sein de cette Compagnie que John Neumeier va créer ses premières chorégraphies. En 1969, il est appelé à la direction du Ballet de Francfort. Très vite, Neumeier s'y fait remarquer en remaniant "Casse-noisette" et "Roméo et Juliette" (1971) ou "Daphnis et Chloé" (1972). Il y donne aussi sa version hallucinante du "Sacre du Printemps". En 1973, il quitte Francfort pour Hambourg.
John Neumeier a créé de nombreux ballets comme chorégraphe-invité, entre autres pour l'American Ballet Theatre, le Ballet National du Canada, le Ballet de Tokyo, le Ballet du Grand Théâtre de Genève, le Ballet du Théâtre Mariinsky, ainsi que pour les Opéras d'État de Munich, Berlin, Dresde et Vienne. John Neumeier - metteur en scène - a aussi monté "Otello" de Verdi à l'Opéra National de Bavière ainsi que "West Side Story" et "On the Town" de Leonard Bernstein à l'Opéra de Hambourg.

De nombreuses distinctions lui ont été décernées, parmi lesquelles le "Dance Magazine Award" (1983), le titre de Docteur Honoris Causa ès Arts de l'Université de Milwaukee en 1987, le "Prix Allemand de la Danse" et en France le "Prix Diaghilev" (1988), "Le Benois de la Danse" à Moscou en 1992 ; deux ans plus tard, au concours "Maya '94", le Prix de la meilleure chorégraphie pour son pas de deux "Carmen". Le Ministère Français de la Culture l'a fait "Chevalier des Arts et Lettres" (1991). En avril 2002, John Neumeier reçoit la plus haute décoration russe des arts de la scène, le "Masque d'or".
Sous la direction de John Neumeier, le Ballet de Hambourg prend une dimension internationale. De nombreuses tournées ont conduit le Ballet de Hambourg à travers le monde, de l'Amérique du nord à l'Amérique du sud, en Russie, au Japon, en Chine et dans la plupart des pays européens.
Parmi les nombreuses activités du Ballet de Hambourg, les "Ballett-Werkstatt", conférences appuyées de démonstrations illustrant des thèmes ou permettant l'analyse de chorégraphies, sont très suivies. Les "Journées du Ballet de Hambourg" (un festival de danse - créé en 1975 - qui s'achève par le "Gala Nijinsky") sont également devenues une tradition de renommée internationale.
©Maxime-Ohayon.com








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