Archives pour: Août 2004

Rafael Aguilar, Chorégraphe (1926-1995)

par Maxime Ohayon Email

Rafael Aguilar

Chorégraphe, fondateur et directeur de la compagnie « Ballet Teatro Espanol »

Il a commencé la danse classique à la Sadler’s Wells Ballet à Londres, devenue depuis la prestigieuse Royal Ballet. De retour à Madrid, il se consacre à l’art du ballet classique et collabore avec Leonide Massine, John Taras et Antonio Gades. Il rejoint également la fameuse compagnie Mariemma avec laquelle il tourne en Italie, il danse alors dans différentes productions à la Scala et au Théâtre San Carlo de Naples.
La contribution de Rafael Aguilar à la redécouverte du Flamenco est essentielle. Ses chorégraphies novatrices permirent de remettre le Flamenco au programme des scènes internationales.
Parmi les travaux qui ont marqué ses débuts, citons : Macama Jonda, pièce arabo-andalouse, Rango, une version Flamenco du roman de Federico Garcia Lorca, « La Maison de Bernarda Alba », Amor y eternidad inspiré par les écrits philosophiques de l’auteur espagnol Miquel de Unamuno, « Les sentiments tragiques de la vie », sur une musique de Maurice Ohana, Llanto avec des paroles de Vicente Aleixandre et une musique de Luis de Pablo. Il chorégraphia également des pièces pour le Ballet National d’Espagne avec Manuel Vargas, et réalisa la chorégraphie de la comédie musicale Mata Hari.

Les grandes étapes des dix dernières années de sa vie

1986 : sa pièce Diquela de la Alhambra est créée à Venise.
1987 : Bolero, en hommage au compositeur Ravel, créé au Festival della Versiliana, reçoit le prix du « Meilleur Chorégraphe de l’année. ». Cette œuvre fut dansée plus de 250 fois rien qu’en Italie.
1988 : Yerma, d’après la tragédie de l’écrivain Garcia Lorca, créé au Festival de Otono à Madrid. Pièce unanimement acclamée comme la plus innovante production théâtrale de flamenco de tous les temps. La même année, il chorégraphie la méga-production de Carmen à Paris-Bercy qui rassemble plus de 600 danseurs. Il règle les danses de la comédie musicale Matador à Chicago, ce qui lui vaut de recevoir le prestigieux Jefferson Award du « Meilleur Chorégraphe de l’année ».
1990 : au Festival International de Danse à Cannes, Yerma fait un triomphe et la presse enthousiaste qualifie l’oeuvre d’authentique chef-d’œuvre. Cette production est ensuite présentée un peu partout en France, en Italie, en Autriche et à Londres.
1991 : il reçoit un Oliver Award de la « Meilleur Chorégraphie » pour Matador.
1992 : son spectacle Carmen Flamenco est présenté à Tokyo, une production qui fit frissonner de plaisir plus d’un spectateur en France et dans différents pays européens.
1995 : dernière apparition publique de Rafael Aguilar, lors d’une représentation de Bolero à Madrid. Il meurt des suites d’une longue maladie, laissant derrière lui un héritage artistique d’une inhabituelle sensibilité.

©Maxime-Ohayon.com

Manuela Aguilar, Danseuse (....-1998)

par Maxime Ohayon Email

Manuela Aguilar

Danseuse étoile de la compagnie Vincente Escudero, Manuela Aguilar s’est produite sur les plus grandes scènes européennes, avant de fonder, avec son mari, Rafael Aguilar, la compagnie « Manolita y Rafael » qui deviendra plus tard le « Ballet Teatro Espanol ».
Maître de ballet et assistante de presque toutes les grandes chorégraphies de son mari, Manuela était également responsable, au sein du Ballet Teatro, des accessoires et costumes.
Manuela Aguilar créa les rôles de la mère, dans El Rango, et de La Petenera dans Diquela de la Alhambra, et la Luna dans Yerma.
Manuela Aguilar fut la plus proche collaboratrice de Rafael Aguilar ; à sa mort, elle continua à mettre en valeur l’héritage artistique de son mari, en assurant la direction du Ballet Teatro Espanol. Elle meurt le 6 décembre 1998.

Carmen Salinas, Chorégraphe

par Maxime Ohayon Email

Carmen Salinas

Née à Pamplone, elle étudie la danse à Paris, où elle fait la connaissance d’Antonio et Carmen Amaya. Elle décide alors de se consacrer entièrement à la danse, et part s’installer à Madrid. Elle y rencontre le couple Manuela et Rafael Aguilar, dont elle deviendra une grande amie, elle sera plus tard la marraine de leur fille unique, Jacinta. Quand Rafael Aguilar débute son premier ensemble en 1961, il l’embauche comme danseuse. Dans les années qui suivent, elle travaille à ses côtés comme assistante, prenant graduellement des responsabilités plus importantes dans la réalisation de plusieurs de ses chorégraphies. Durant sa carrière, elle eut le privilège de collaborer avec les plus grands artistes espagnols de la danse, dont Antonio Gades. Après la disparition de Manuela Aguilar, Carmen Salinas adopte légalement Jacinta, et devient sa tutrice et la gardienne de l’héritage artistique de la famille Aguilar. Depuis 1999, elle préside aux destinées du Ballet Teatro Espanol. Sous sa direction, la troupe accumule les succès et acquiert une réputation internationale. Le Ballet Teatro Espanol est invité à se produire sur la plupart des scènes d’Europe.

©Maxime-Ohayon.com

Sir Simon Rattle et son Premier Rheingold

par Maxime Ohayon Email

21 août 2004, 20h
Das Rheingold
Richard Wagner
Version Concertante

Le tout Premier RHEINGOLD de Sir Rattle constituera sans aucun doute une apogée dans la vie musicale : À la tête de l`0rchestre de l’Âge des Lumières, le patron des Berliner Phiharmoniker abordera le prélude de la Tétralogie sur instruments d’époque, dans une version concertante.

Read more »