Archives pour: Mai 2004

Le Théâtre Mariinski, Ancien Kirov

par Maxime Ohayon Email

Créé en 1860 par la volonté du Tsar Nicolas 1er, et ainsi nommé d’après Maria, sa fille préférée, le Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg comprend aujourd’hui un orchestre, un chœur, un ballet et de nombreux solistes de premier plan.

Dirigé d'une main de fer par son directeur et chef d'orchestre Valery Gergiev, le Théâtre Mariinsky - Kirov à l'époque de l’union soviétique - s'est forgé une réputation internationale et a été sacré meilleure scène de Russie. Fonctionnant à la manière des grands théâtres occidentaux, la troupe du Mariinski enchaîne tournées mondiales et multiplie les collaborations avec les plus grandes maisons d’opéra, La Scala, Covent Garden, Opéra-Bastille, Châtel, Met, Festspielhaus…

Chaque été depuis 1993, le Théâtre Mariinski invite des artistes et metteurs en scène mondialement connus pour son festival musical «Les Nuits Blanches de Saint-Pétersbourg», qui présente de luxueuses productions

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Festival de Pentecôte Herbert von Karajan, 2004

par Maxime Ohayon Email

Festival de Pentecôte
28 mai - 6 juin
Festspielhaus de Baden-Baden

La septième édition du Festival de Pentecôte Herbert Von Karajan débute avec un magistral coup de timbale : une nouvelle production du Rigoletto de Giuseppe Verdi

Pour la première fois depuis de longues années Rigoletto sera présenté dans sa tonalité d’origine (1851) - 28 & 30 mai - . Au pupitre, Thomas Hengelbrock. La mise en scène, les décors et les lumières sont signés Philippe Arlaud. Outre les deux grandes soirées d’opéra, la scène du Festspielhaus accueillera durant le Festival des artistes aussi réputés que Gidon Kremmer (29 mai), Kolja Blacher (30 mai - matinée I), Yundi Lee (31mai - matinée II) Kent Naganno & Arcadi Volodos (31mai), Michael Pletnev (1er Juin), Héléne Grimaud (4 juin), Adam Fisher (5 juin) et Cécilia Bartoli (6 juin).
Cette année, de nombreuses manifestations déclinant les thèmes du Festival seront organisées, notamment une soirée chansons, projection de films, conférences et surtout rencontres avec les artistes invités.

Le Festival de Pentecôte, qui porte le nom de l’inoubliable maestro Herbert Von Karajan, est désormais considéré comme une institution qui ouvre de façon brillante l’été des festivals en Europe. Au cœur de l’édition 2004, une nouvelle production de Rigoletto de Verdi. Nouvelle mise en scène certes, mais aussi nouvelle –presque – partition : le chef Thomas Hengelbrock a en effet fait subir à la partition du maître italien une véritable cure de rajeunissement qui renoue avec l’esprit du compositeur. Rigoletto sera donné pour la première fois depuis bien longtemps sur instruments d’époque. Les recherches musicologiques menées par Thomas Hengelbrock l’amènent à affirmer : « l’Accompagnato à l’époque de Verdi avait une tout autre tonalité que celle à laquelle nous sommes habitués aujourd’hui. ». Pour cette nouvelle production, le travail des chanteurs comme celui des musiciens s’est imprégné des dernières trouvailles musicologiques de Thomas Hengelbrock. En outre, les musiciens du Balthazar Neumann Ensemble ont poussé l’authenticité jusqu’à dénicher des instruments du temps de Verdi et ont appris à les jouer comme à l’époque de la création de l’œuvre en 1851 à la Fenice de Venise… Les cuivres, les hautbois et les cordes vont sûrement résonner d’une façon inédite !

A la recherche de la Tinta Musicale.
Verdi a souvent parlé de cette fameuse Tinta musicale, cette sonorité qui dès les premières mesures de l’ouverture installe l’atmosphère de base d’une œuvre. Pour retrouver cette Tinta Musicale, Thomas Hengelbrock a l’intention de faire jouer les instruments de l’orchestre sur une tonalité plus basse que celle qui est pratiquée habituellement (un diapason à 435 hertz au lieu de 443) et il peut s’appuyer sur Verdi lui-même qui, de son temps, avait combattu avec ardeur cette mode venue de Rome qui imposait une tonalité de base plus haute. Avec Rigoletto, inspiré du roman de Victor Hugo « Le Roi s’amuse », Verdi semble atteindre sa pleine maturité musicales. Pour l’intrigue, il emprunte à Hugo ses situations qui font coexister les contraires, ce mélange de farce et de tragédie, de dérisoire et de pathétique, de grotesque et de sublime.

Philippe Arlaud entend offrir un écrin scénique magnifique aux audaces musicales de Thomas Hengelbrock. Pour cette production, le metteur en scène français a choisi de situer l’action au début du 20ème siècle, « A une époque, explique-t-il, où la vision d’une société meilleure était encore possible, les grandes catastrophes des guerres mondiales étaient éloignées et l’aristocratie était bien en selle. »

À côté des deux grandes soirées d’opéras des 28 et 30 mai, le Festival recevra de grands solistes, de grands chefs et de prestigieux orchestres. Les amateurs de piano seront particulièrement gâtés, le festival accueillera des jeunes prodiges du piano - dont le chinois Yundi Li, fêté en Asie comme une véritable pop star (matinée II, 31 mai, 11h30) - tout comme des étoiles du clavier : Arcady Volodos, accompagné par Kent Nagano et le Symphonique de Berlin, jouera le concerto pour piano n°2 de Prokofiev qui impose à l’exécutant une performance à la limite des possibilités physiques (31 mai, 20h), l’amie des loups, Hélène Grimaud (4 juin, 20h)… Pour clore les festivités, l’immense mezzo soprano Cecilia Bartoli, accompagnée de l’Orchestre Baroque de Freiburg, interprétera des œuvres de Haendel et de ses contemporains. Attention ! les billets pour ce concert commencent déjà à se faire rares…

Le Festival est encadré cette année par une série de manifestations - soirée chansons, conférences, projection de films, rencontres avec les artistes et réceptions - pour souligner la signification toute particulière de cette fête de la musique pour Baden-Baden, le Sud de l’Allemagne et les voisins d’Alsace et du nord de la Suisse.

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Festival de Pentecôte
28 mai - 6 Juin 2004
Festspielhaus Baden-Baden

28 & 30 mai, 20h
RIGOLETTO
NOUVELLE PRODUCTION
Opéra de Giuseppe Verdi, Livret de Francesco Maria Piave

Thomas Hengelbrock, Direction Musicale
Philippe Arlaud, Mise en scène, Décors, Lumières
Balthasar-Neumann-Ensemble
Choeur du Festspielhaus Baden-Baden

Paolo Gavanelli, Rigoletto. Raúl Hernández, Il Duca di Mantova. Iride Martinez, Gilda. Mariselle Martinez, Maddalena
Alejandro Gallo, Marullo. Guido Jentjens, Sparafucile

samedi 29 mai, 20h
SWR SINFONIEORCHESTER BADEN-BADEN & FREIBURG
GIDON KREMER, VIOLON
MICHAEL GIELEN, DIRECTION MUSICALE

Charles Ives : Central Park in the Dark. The Unanswered Question
Dmitri Chostakovitch : Concerto n°1 pour violon et orchestre en la mineur Op. 99
Béla Bartók : Musique pour instruments à cordes, batterie et Célesta

MATINEE I. Dimanche 30 mai, 11h30
KOLJA BLACHER, VIOLON
VASSILY LOBANOV, PIANO

Serge Prokofiev : Cinq mélodie pour violon et piano Op 35 a
Franz Schubert : Fantaisie pour violon et piano en do-majeur 934
Dimitri Chostakovitch : Sonate pour violon et piano Op. 134

MATINÉE II. Lundi, 31 mai, 11h30
YUNDI LI, PIANO
Frédéric Chopin : Scherzo en si mineur Op. 20, Scherzo en si bémol mi-neur Op. 31, Scherzo en do dièse Op. 39,
Scherzo en mi majeur Op. 54
Franz Liszt : Sonate en si mineur

Lundi de Pentecôte, 31 mai, 20H
Deutsches Symphonie-Orchester Berlin
Kent Nagano, Direction Musicale
Arcadi Volodos, Piano

Serge Prokofiev : Concerto pour piano et orchestre N° 2 en sol mineur, Op. 16. « Roméo et Juliette », Suite de Ballet Op. 64
Maurice Ravel : Boléro

Mardi 1er juin, 20H
MIKHAIL PLETNEV, Piano
Modest Moussorgski : « Tableaux d’une Exposition“
Peter Tchaïkovski : 18 Morceaux Op. 72

Vendredi, 4 juin, 20H
HÉLÈNE GRIMAUD, PIANO
Bach-Busoni: Chaconne
Johannes Brahms : Valses Op. 39. Rhapsodies Op. 79 N° 1 &2
Serge Rachmaninov : Sonate N°2 en si mineur Op. 36

SAMEDI, 5 JUIN, 20H
Philarmonie Austro-Hongroise Haydn
Adam Fischer, Direction Musicale
Rainer Honeck, Violon

Mozart : Symphonie ut-majeur KV 551, dite « Jupiter »
Joseph Haydn : Concerto pour violon et orchestre N°1 Ut-Majeur Hob VII a/1. Symphonie en sol-majeur Hob I: 88

Dimanche 6 juin, 19H
Cecilia Bartoli, Mezzo soprano
Freiburger Barockorchester

Œuvres de Georg Friedrich Haendel & ses Contemporains


Renseignements :
+ 49 (0) 72 21 30 13 101
Maxime Ohayon : "Pmaxime (at) aol.com"
www.festspielhaus.de
Location FNAC + 33 3.88.51.21.27

Verdi : Rigoletto

par Maxime Ohayon Email

28 & 30 mai 2004, 20h
Rigoletto
Giuseppe Verdi
Melodramma en trois actes
D'après Le roi s'amuse de Victor Hugo
Livret de Francesco Maria Piave

« Rigoletto », dans l’esprit de son créateur
Ouverture du Festival de Pentecôte 04 avec une nouvelle production de Rigoletto de Verdi. Le chef Thomas Hengelbrock et le metteur en scène Philippe Arlaud se lancent un vrai défi en suivant le plus possible les intentions du compositeur.

Dans la fosse, l’orchestre joue avec des instruments datant de l’époque de la création de l’œuvre dans une tonalité plus basse, comme le voulait Verdi lui-même. Sur Scène, Philippe Arlaud, qui signe également les décors et les lumières, présente d’intenses tableaux d’une société qui se ment à elle-même et dans laquelle des êtres comme Gilda et Rigoletto deviennent les victimes de leur propre absence d’orientation. Une distribution internationale du plus haut niveau, dont le baryton Paolo Gavanelli en Rigoletto, promet aux festivaliers de suprêmes plaisirs d’opéra.

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Gidon Kremer et Michael Gielen

par Maxime Ohayon Email

ORCHESTRE SYMPHONIQUE SWR BADEN-BADEN & FREIBURG
Gidon Kremer, violon
Michael Gielen, direction musicale


Charles Ives : "Central Park in the Dark". "The Unanswered Question"
Dmitri Chostakovitch : Concerto n°1 pour violon et orchestre en la mineur Op. 99
Béla Bartók : Musique pour instruments à cordes, batterie et Célesta

L’Orchestre Symphonique de la SWR Baden-Baden & Freiburg ouvre le programme symphonique de la septième édition du Festival de Pentecôte Herbert von Karajan avec deux partitions majeures de Charles Ives, le concerto n°1 pour violon et orchestre de Chostakovitch et l’un des sommets de l’œuvre de Bartok. Un programme d’une grande modernité qui ne manque pas d’originalité !

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Le violoniste virtuose Gidon Kremer et le Maestro Michael Gielen ont imaginé un programme tout à fait exceptionnel pour ce premier concert symphonique du septième Festival de Pentecôte.
« Central Park in the Dark » et « The Unanswered Question », avec ces deux pièces de l’Américain Charles Ives, Michael Gielen entend donner une preuve sonore que la musique américaine est, à tort, sous-estimée et qu’elle renferme des chefs-d’œuvre essentiels. Il est curieux que ce soit un agent d’assurance – Charles Ives, en l’occurrence, musicien amateur et compositeur autodidacte – qui, dans le premier tiers du Xxe siècle ait ouvert l’histoire proprement dite de la symphonie aux Etats-Unis.
Au cœur de cette soirée, le concerto n°1 pour violon et orchestre de Chostakovitch qui est, par ses dimensions, la plus importante des œuvres concertantes du compositeur russe. Le concerto fut créé le 29 octobre 1955 à Leningrad par David Oïstrakh, son dédicataire, qui a été le professeur de Gidon Kremmer. Cette excitante soirée se conclura avec un des plus grands chefs-d’oeuvre de la musique du Xxe siècle : « Musique pour instruments à cordes, batterie et Célesta », un sommet de l’œuvre orchestrale de Béla Bartok, « C’est peut-être ici que Bartok a donné la plus haute expression de son génie », a écrit Messiaen.

Gidon Kremer a effectué de nombreuses tournées mondiales avec l’orchestre de chambre qu’il a fondé “Kremerata Baltica”, composé des meilleurs jeunes musiciens des trois pays baltes.
Remarquable carrière que celle de Gidon Kremmer qui depuis plus de 25 ans, évolue en dehors des sentiers battus. Son intérêt va à toute la musique, des débuts du baroque à notre temps avec un goût marqué pour un répertoire aventureux. Sa virtuosité, doublée d’une technique éblouissante, en a fait un des violonistes les plus recherchés. Son intense curiosité nous a permis de découvrir des oeuvres peu connues du répertoire classique aussi bien que des compositions contemporaines.
Né à Riga (Lettonie), en 1947, Gidon KREMER reçoit ses premières leçons de violon à l'âge de quatre ans. Il étudie ensuite à l'école de musique de Riga puis au Conservatoire de Moscou dans la classe de David Oïstrakh. Lauréat de grands concours internationaux - le prix Tchaïkovski, le concours Paganini, le prix Ernst Von Siemens, le premier prix de musique de la ville de Frankfort -. Gidon KREMER joue avec tous les grands chefs du monde. Il joue également en duo et musique de chambre avec Martha Argerich, Valery Afanassiev, Keith Jarrett, Andras Schiff, Yuri Bashmet,Tatiana Grindenko, YoYo Ma, Mischa Maisky… Gidon Kremer a enregistré plus d’une centaine de disques dont de nombreux ont été récompensés : Grand Prix du Disque, Deutscher Schallplattenpreis, Ernst-von-Siemens Musikpreis, Bundesver-dienstkreuz, Premio, dell’Accademia Musicale Chigiana, Triumph Prize (Moscou), prix du disque allemand ECHO 1999, prix de la ville de Brem1999 et le Prix de l’Unesco en 2001. Gidon Kremer joue un Guanerius del Gesù, ex-David, de 1730

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Festival de Pentecôte Herbert von Karajan 2004
29 mai, 20h

Kolja Blacher

par Maxime Ohayon Email

KOLJA BLACHER, VIOLON
VASSILY LOBANOV, PIANO


Serge Prokofiev : Cinq mélodie pour violon et piano Op 35 a
Franz Schubert : Fantaisie pour violon et piano en do-majeur 934
Dimitri Chostakovitch : Sonate pour violon et piano Op. 134

Le violoniste virtuose berlinois Kolja Blacher se produit pour la première fois au Festspielhaus de Baden-Baden dans le cadre du Festival Karajan. Accompagné du pianiste russe,Vassily Lobanov, il interprétera des oeuvres de Prokofiev, Schubert et Chostakovitch.

Kolja Blacher a vu le jour à Berlin. À 15 ans, il part pour New York pour suivre les cours de la célèbre Julliard School of Music. Il mène aujourd’hui une brillante carrière de violon solo. Il s’est produit en tournée dans de nombreux pays à travers le monde et a été invité comme solistes par de prestigieux orchestres dont le Berliner Philharmoniker et le Gewandhaus de Leipzig. En 1993, quand il fut élu premier violon de la Philharmonie de Berlin, il était alors le plus jeune premier violon de l’histoire de la vénérable formation berlinoise. Un poste qu’il abandonne en 1999 pour devenir professeur à l’école de musique de Hambourg.

Durant cette Matinée I, Kolja Blacher sera accompagné au piano de Vassily Lobanov, remarquable artiste russe qui mène de front une carrière de pianiste de réputation internationale et de compositeur, estimé par ses pairs tant à l’intérieur de son pays qu’à l’extérieur.

A l’affiche de cette première Matinée, un programme de musique de chambre de toute première classe :les 5 mélodies pour violon et piano de Prokofiev, réputées pour leurs délicieuses harmonies. Prokofiev marque sa préférence pour des sons de cordes « étouffés », comme si un voile était placé sur les archers des violons. La fantaisie pour violon et piano D 934, compte parmi les œuvres les plus remarquables de Franz Schubert.
Les sonates pour violon et piano op 134 que Dimitri Chostakovitch composa pour son ami, le violoniste David Oistrach. Une aubaine pour le public du Festspielhaus de faire connaissance avec cette œuvre rare.

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Festival de Pentecôte Herbert von Karajan 2004
30 mai, 11h30

Yundi Li, superstar de la musique classique

par Maxime Ohayon Email

YUNDI LI, PIANO


Frédéric Chopin : Scherzo en si mineur Op. 20, Scherzo en si bémol mi-neur Op. 31, Scherzo en do dièse Op. 39, Scherzo en mi majeur Op. 54
Franz Liszt : Sonate en si mineur

Le pianiste Yundi Li n’a que 20ans et déjà une impressionnante réputation. Que ce soit dans sa Chine natale, au Japon ou ailleurs en Asie, on le vénère comme une pop star.

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Ses concerts affichent complet une heure et demie après l'ouverture des guichets. Des adolescentes en pâmoison se jettent au-devant de ses pas en hurlant son nom. Deux semaines après sa sortie, son premier album dédié aux œuvres de Chopin a été sacré disque de platine. Son deuxième disque, entièrement consacré à Liszt, paru en mars dernier, a également raflé les meilleures places des palmarès

Dès l’âge de cinq ans, Yundi Li reçoit ses premières leçons de piano.En 1995, il est lauréat du Concours International de piano Stravinsky à Champaign (Illinois - Etats-Unis).

En 1998, il décroche le Concours International de piano de Joplin (Missouri - Etats-Unis), en 1999 il est à la tête du Concours International de piano Franz Liszt à Utrecht (Pays-Bas), et en 2000, à 16 ans, il remporte successivement le Concours International de piano de Chine à Pékin,
et le premier prix du Concours International Chopin de Varsovie. C'est la première fois que le premier prix du Concours Chopin est attribué depuis quinze ans. Il est le plus jeune lauréat de l'histoire de ce légendaire concours. Dans ses interprétations de Chopin, sa maturité musicale, qui contraste avec la fraîcheur de son jeune âge, étonne par sa puissance émotionnelle et sa virtuosité technique. Le jeune prodige revendique, en outre, une vraie passion pour Liszt. Son interprétation virtuose de Liszt, très dynamique et très contrastée, témoigne de l’excellence qu’il a déjà atteinte. Comment un pianiste aussi jeune et de surcroît formé en dehors de la culture européenne, réussit-il à entrer avec autant d’engagement dans l’univers déchiré et étrange de Chopin. La réponse à cette énigme vous sera peut-être révélée sur la scène du Festspielhaus. Ne ratez pas ce rendez-vous avec ce futur génie de la grande musique.

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Festival de Pentecôte Herbert von Karajan 2004
31 mai, 11h30

Kent Nagano, Arcadi Volodos et le Boléro de Ravel

par Maxime Ohayon Email

Deutsches Symphonie-Orchester Berlin
Kent Nagano, direction musicale
Arcadi Volodos, piano


Serge Prokofiev : Concerto pour piano et orchestre N° 2 en sol mineur, Op. 16. « Roméo et Juliette », Suite de Ballet Op. 64
Maurice Ravel : Boléro

Au programme de cette soirée, l’un des plus grands « tubes » de la musique symphonique : le Boléro de Maurice Ravel, aussi mystérieux qu’immortel.

Maurice Ravel

Également au menu de ce concert : les incomparables Suites de ballet Roméo & Juliette de Prokofiev ainsi que le plus achevé de ses concertos pour piano et orchestre, le Concerto n°2 en sol mineur qu’interprétera le colosse Arcadi Volodos, sous la baguette de Kent Nagano. Avec une telle affiche, il est fort à parier que ce concert va se faire à guichets fermés.

Kent Nagano est l’un des fidèles amis du Festspielhaus de Baden-Baden. C’est déjà sa troisième participation au Festival de Pentecôte : « Ces concerts à Baden-Baden sont, en quelque sorte, pour l’orchestre et pour moi une fête. Le Festival de Pentecôte correspond à peu près à la fin de notre saison de concert, nous terminons ainsi solennellement une étape et regardons en même temps vers l’avenir. C’est pourquoi nous nous sentons si bien au Fest-spielhaus. ».
Kent Nagano, qui se sépare lentement de Berlin pour de nouvelles aventures à Munich, termine sa saison par une série de concerts avec l’une des légendes du piano russe, Arcadi Volodos. Il exécutera le Concerto n°2 de Prokofiev, partition d’une très riche expressivité qui impose à l’exécutant une perfor-mance à la limite des possibilités physiques.
Le Boléro de Ravel et le Concerto n°2 de Prokofiev comptent parmi les œuvres les plus puissantes du répertoire, leurs envergures - le poids massif des percussions pour l’un, le déchaînement des cuivres pour l’autre – demandent à être pénétrées avec grande intelligence et dans une ambiance adéquate pour faire de cet assemblage de sons un chef-d’œuvre de force et de finesse. Et la salle du Festspielhaus est particulièrement appropriée à ce genre d’oeuvres, le chef Kent Nagano affirme : « L’acoustique de la salle est grandiose, elle est tout simplement impressionnante. Et cela fait très plaisir de jouer pour le public du Festspielhaus, il est exigeant, cultivé et a une grande expérience du concert. ».

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Festival de Pentecôte Herbert von Karajan 2004
31 mai, 20h

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